Office de Tourisme de Saint-Paul et Valmalle

Office de Tourisme de Saint-Paul et Valmalle. Toute l'information Touristique. Hérault (34). Tél. 04 67 57 58 83.

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Villages des garrigues

Saint-Paul et Valmalle

Appelé primitivement Saint-Paul des Monts Camels, ce village se voit accoler le nom du hameau de Valmalle, il devint donc Saint-Paul de Valmalle en 1711. Il semblerait que le nom de Valmalle soit rattaché au fait que ce vallon était difficile d’accès avant la construction d’une route moderne, et non pas qu’il fut maudit comme certains pourraient le prétendre. Longtemps, ce village fut un relais sur la route de Montpellier à Lodève, un simple village étape.

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, la population villageoise vivait d’une économie refermée sur elle-même du fait du manque de moyens de transports. L’élevage de mouton constituait l’activité dominante, expliquant la présence de nombreuses capitelles (abris en pierre sèche fabriqués par les bergers) sur le territoire communal. La forêt était exploitée pour la production de charbon de bois, transporté à dos de mulet vers Montpellier et Sète.

FontaineL’écorçage du chêne se pratiquait comme à Puéchabon et selon les mêmes enjeux : approvisionner les tanneries d’Aniane. De plus, il semblerait que la forte proportion de mûriers sur le territoire communal ait facilité l’élevage du vers à soie tout au long du XIXe siècle. Les olives et les amandes étaient consommées sur place et la vigne prenait place sur les coteaux.

Les rares terres de la plaine étaient réservées à la production céréalière, cultivées avec un rudimentaire araire de bois. Ensuite, on allait faire moudre son grain au moulin de Montarnaud. Chacun pétrissait alors son pain et allait le faire cuire au four banal contre redevance.

A partir de 1850, le développement du chemin de fer sonna l’avènement de la culture viticole et Saint-Paul-et-Valmalle fut aussi concerné. Cependant, il sut préserver les activités traditionnelles d’un véritable village des garrigues.

On dit des habitants de Saint-Paul qu’ils sont des gens chaleureux, mangeurs et francs buveurs. Ils accueillent « l’étranger » comme l’un des leurs, et Pierre Lassalvy, auteur de la « Chronique de la vie à Saint-Paul » de clôturer son ouvrage en citant Térence : « je suis un homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger »…

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